Le Livre de Poche a 60 ans : retour sur mes titres favoris

Plus d’un milliard de livres imprimés et vendus, un catalogue de 5 200 titres, plus de 2 000 auteurs… Voilà qui résume plutôt bien les six dernières décennies du Livre de Poche qui, à l’occasion du Salon du Livre, célèbre ses 60 ans. Le Livre de Poche est l’œuvre d’Henri Filipacchi qui, en février 1953, conçoit de petits livres vendus à une modique somme afin de permettre au plus grand nombre d’accéder à la lecture. L’idée a fait son chemin et a révolutionné le monde littéraire. 60 ans plus tard, les livres « petits-formats » ont toujours leur place sur nos étagères et dans nos sacs.

Les histoires qu’ils renferment nous accompagnent depuis notre enfance, nous font rire, pleurer, grandir, voyager ou rêver. Nous en avons sûrement oublié certaines, tandis que d’autres nous marquent à vie. A l’occasion de l’anniversaire du Livre de Poche, je voulais vous présenter les cinq titres qui resteront parmi mes favoris.

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L’Odyssée d’Homère est le premier Livre de Poche que j’ai eu en mains et que j’ai lu. Comme beaucoup, le titre était imposé à l’école, je n’ai donc aucun mérite dans le choix de l’histoire. J’avais 11 ans et généralement, les livres imposés étaient ceux que je détestais le plus car ils étaient synonymes de contrainte, de travail (j’imagine que je n’étais pas la seule). Or, j’ai aimé l’Odyssée. Je me rappelle l’admiration que je portais à Ulysse, héros courageux et rusé, et la tristesse que je ressentais lorsque je pensais à Pénélope, l’épouse désespérée qui attendait le retour de son bien-aimé. Le livre figure d’ailleurs sur ma liste des « livres à relire » et j’espère ressentir la même ferveur 17 ans plus tard.

Le second était dans ma bibliothèque depuis plus de 7 ans lorsque j’ai enfin décidé de l’ouvrir : Bilbo le hobbit de Tolkien (auteur et génie que l’on ne présente plus). La première parution de Bilbo le hobbit date de 1937 au Royaume-Uni, elle était alors la première œuvre publiée de la Terre du Milieu, sur laquelle Jon Ronald Reuel Tolkien travaillait depuis plus de vingt ans déjà. C’est tout d’abord un livre pour les enfants dont la suite, Le Seigneur des Anneaux, est devenue l’une des histoires les plus lues au monde. Il retrace l’aventure de Bilbo Baggins (ou Bilbon Saquet) qui, entouré de treize nains, participa à l’expédition la plus périlleuse qu’un hobbit n’ait jamais connue (jusqu’à celle de son neveu, Frodon). Je me suis décidée à lire Bilbo le hobbit juste avant la sortie du film fin 2012 car je préfère généralement lire une histoire avant son adaptation au cinéma. Et je n’ai pas regretté le voyage ! Le livre est drôle et bien moins complexe que les trois volumes du Seigneur des Anneaux. Il est un classique de la littérature fantastique moderne qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte !

Mes trois derniers favoris sont des best-sellers qui ont tous fait leur apparition dans ma bibliothèque l’année dernière : Et Nietzsche a pleuré d’Irvin Yalom, Les Piliers de la Terre de Ken Follett et Le livre sans nom d’un anonyme. Tous, dans un style bien différent, ont marqué mon année 2012.

Le premier, Et Nietzsche a pleuré d’Irvin Yalom, pourrait faire fuir tous les allergiques à la psychanalyse ou tous ceux qui, au lycée ou plus tard, ont été traumatisés par le simple nom de « Freud ». J’en fait partie et pourtant, je recommanderais ce livre sans aucune hésitation à toutes les personnes que je connais. Le roman est rythmé par un jeu du « qui est qui » entre médecin et patient, un jeu qui nous intrigue autant qu’il nous amuse.

Les Piliers de la Terre de Ken Follett est un livre monumental, au sens propre comme au figuré. Il nous plonge dans l’Angleterre du XIIe siècle, meurtrie par la guerre et la famine, où la passion, la gloire, la haine et l’amour sont reines. J’ai été captivée durant les 1 050 pages du livre, impatiente de connaître la suite et la fin de l’histoire, et de découvrir l’évolution des personnages que j’adorais ou que je détestais. Dans ce livre, il est aussi question de cathédrales, de l’origine de leur architecture et de leur construction. Je ne suis ni une passionnée d’histoire, ni une passionnée d’architecture et pourtant, je sais que cette histoire restera longtemps dans mon esprit. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’y pense à chaque fois que j’entre dans une cathédrale.

Mon dernier coup de coeur, Le livre sans nom, n’a absolument rien à voir avec les précédents. Il a attiré mon regard parce que la couverture ne portait pas de nom d’auteur. Le texte a été diffusé anonymement sur Internet en 2007 et est vite devenu un best-seller malgré sa violence incroyable. C’est aussi très drôle d’imaginer qui pourrait être l’auteur. Certains le comparent à Tarantino quand d’autres imaginent qu’il est le Prince Charles. Depuis Marche ou crève de Stephen King, je n’avais jamais été aussi tendue à la lecture d’un livre, provoquant parfois, je dois l’avouer, quelques cauchemars. C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte de la puissance d’un livre. Les films ne sont pas les seuls vecteurs d’images fortes, les livres nous transportent dans un monde que l’on ne connaît parfois pas mais que l’on s’imagine très facilement.

Et vous, quels sont vos titres marquants ?

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2 réflexions sur “Le Livre de Poche a 60 ans : retour sur mes titres favoris

  1. Je ne connais que trois de ces titres: l’Odyssée, Bilbo et le livre sans nom! Mais tu me donnes envie de découvrir le roman d’Irvin Yalom.
    Euh, par contre je crois qu’il y a une erreur concernant Bilbo: il me semble qu’il y a 13 nains.

    • Oups, il y a effectivement 13 nains. C’est corrigé, bien vu 😉
      Ravie que cela te donne envie de lire Yalom, tu me diras ce que tu en penses !

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