Chloé, 26 ans, attirée par un bel enfoiré

Que l’on soit un lecteur avisé ou non, il était pratiquement impossible de passer à côté du succès de Cinquante nuances de Grey, « sex-seller » publié en 2012 et vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Les retombées médiatiques et la campagne de publicité ne sont pas passées inaperçues, présentant la saga de E. L. James comme un véritable phénomène. Tout d’abord intriguée, j’ai très vite abandonné l’idée de me le procurer. Généralement, je ne suis pas sensible aux nouveautés littéraires encore moins lorsque celles-ci se trouvent dans tous les magazines, peut-être à tort. Les critiques de mon entourage ont confirmé ma position, je n’ai ni acheté, ni lu Cinquante nuances de Grey.

Malgré cela, ma curiosité persistait. Je voulais surtout connaître  l’histoire qui a autant passionné les américaines et les britanniques, et essayer de comprendre par moi-même, le succès du roman érotique dont tout le monde parlait (tout en sachant d’avance que les américaines, malgré leur image, sont souvent bien plus prudes que nous, européennes). Grâce à Entrée Livre et à leurs Jeudis critiques, j’ai pu découvrir le dernier roman érotique en date : Beautiful Bastard. Je ne pourrais pas faire de comparaison avec Cinquante nuances de Grey mais les critiques lues sur la toile confirment que « BB » est beaucoup mieux écrit. Ni une ni deux, je me suis plongée dans ce roman écrit à quatre mains par Christina et Lauren.

Le Rat de Librairie_Beautiful Bastard_2013

Beautiful Bastard nous propose de suivre les aventures, ou plutôt l’aventure, de Chloé Mills, une jeune fille séduisante et intelligente de 26 ans, stagiaire dans un groupe de communication et de marketing, et de son boss, Bennett Ryan, trentenaire aussi sexy qu’impitoyable. Les deux protagonistes se détestent mais vont très vite se découvrir une attirance mutuelle et succomber au fantasme d’une relation sexuelle dans l’univers de l’entreprise.

« C’est très aimable à vous de m’offrir du café quand vous en faite, mademoiselle Mills. Mais si j’avais envie de boire de la boue, j’aurais rempli moi-même mon mug de terre dans le jardin en arrivant ce matin. »

Nous sommes très vite plongés dans le coeur du sujet et donc très vite embarqués dans le quotidien torride entre Chloé et Bennett. La tension sexuelle est dès le départ à son comble et c’est ainsi que l’on découvre tous les endroits témoins de la passion entre le patron et sa stagiaire : salle de réunion, escalier de service, parking de l’entreprise, salle de bain des parents de Bennett… tous les endroits sont bons pour céder à la tentation. Selon moi, le principal avantage du livre est son rythme due à la prise de parole alternée entre Chloé et Bennett, nous permettant de voir l’histoire à travers les yeux de la femme et ceux de l’homme. Les dialogues et les descriptions des scènes de sexe sont crus mais pas vulgaires. En revanche, le nombre impressionnant de « putain » par page m’a un peu refroidie par moment car complètement inutiles.

Bennett Ryan est certes un bel enfoiré mais c’est aussi le personnage qui m’a le plus touchée et qui, contrairement aux apparences et malgré son attitude, cache une part de sensibilité. L’évolution de Bennett est l’un des points positifs de l’histoire. Son personnage est à mon sens beaucoup plus abouti que celui de Chloé qui à côté, paraît un peu insipide et il faut l’avouer, un peu casse-pieds.

Le livre se dévore en quelques jours seulement ou en quelques heures si l’on ne fait que ça, et la lecture est plutôt divertissante. Je ne regrette pas le voyage mais j’avoue avoir du mal à comprendre que ce genres de lectures érotiques deviennent d’un seul coup des phénomènes de société. Certes, il est beaucoup question de sexe et comme je l’ai dit, les descriptions sont parfois un peu crues, mais si l’on oublie ces quelques passages sexuelles, le roman n’est ni plus ni moins qu’un roman d’amour. Je suis consciente que cette tendance nous vienne principalement des Etats-Unis et que l’accueil qui a été fait outre-Atlantique est probablement justifié lorsque l’on sait que ce pays est bien plus puritain qu’il n’y parait. Toujours est-il que je suis un peu restée sur ma faim. L’histoire torride entre une stagiaire et un patron qui se transforme en histoire d’amour à l’eau de rose ne m’a pas plus envoûtée que cela, et pourtant, c’était au départ bien parti.

Malgré un avis mitigé, j’ai envie de lire le second volume, Beautiful Stranger, pour découvrir l’évolution du duo Chloé-Bennett et voir si la fin me fera oublier ma petite déception. Vous savez ce qu’on dit : il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Ce que dit la 4e de couv :

Un boss perfectionniste. Une collaboratrice ambitieuse. Un duel amoureux et torride dans l’univers de l’entreprise.

Brillante et déterminée, Chloé, sur le point d’obtenir son MBA, n’a qu’un seul problème : son boss, Bennett. Trentenaire séduisant, arrogant et égocentrique, il est aussi odieux que magnétique. Un Beau Salaud.

Après plusieurs années passées en France, Bennett revient à Chicago pour occuper un poste important au sein de l’entreprise familiale – un grand groupe de communication. Comment imaginer que sa collaboratrice, Chloé, serait cette ravissante et exaspérante créature de 26 ans, au charme certain et à l’esprit affûté, qui n’entend rien sacrifier de sa carrière ?

Si Bennett et Chloé se détestent, leur attirance mutuelle, inexorable et obsédante, les conduit à tester leurs propres limites et à enfreindre, une à une, toutes les règles qu’ils s’étaient jusque-là imposées. A une seule fin : se posséder. Au bureau, dans l’ascenseur, dans un parking. Partout…

Arrivés à un point de non-retour, fous de désir, Bennett et Chloé parviendront-ils à mettre leur ego de côté pour décider enfin de ce qu’ils acceptent de perdre ou gagner ?

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8 réflexions sur “Chloé, 26 ans, attirée par un bel enfoiré

  1. Tu me confortes dans ce que je pense depuis le début de ces lectures: c’est du Harlequin en un peu plus osé! Et avec tout ce que je lis comme critiques là-dessus, les éditeurs de ces phénomènes de mode de gagneront pas leur vie grâce à moi…

    • L’avantage c’est que ça se lit vite et c’est plutôt divertissant. Mais honnêtement, avec tous les trésors littéraires que le monde a à nous offrir, celui-ci sera vite oublié 😉

  2. J’hésite encore à le lire… J’ai détesté (et me suis accrochée pour finir les trois tomes…) des 50 nuances de Grey alors recommencer… Mais le fait que cela semble beaucoup mieux écrit me fait dire : pourquoi pas ? J’ai pour objectif de lire de tout pour essayer de comprendre les ventes actuelles donc autant se lancer ! Ce sera sûrement en e-book ou emprunté à quelqu’un qui n’attend pas le retour de son livre rapidement… Mais je pense que je le lirai ! Ce que tu en dis m’intrigue d’autant plus.

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