Le mystère de la dame en blanc…

Il y a des livres qui vous laissent indifférent, d’autres non, mais il y a surtout des livres qui vous marquent, que vous n’oublierez jamais et que vous relirez probablement encore et encore. La Dame en blanc de William Wilkie Collins rentre dans cette dernière catégorie. La taille du livre (plus de 660 pages) ne pas découragée car en lisant la quatrième de couverture, je savais qu’il allait me plaire.

Je dois cette découverte au Challenge Victorien 2013 car William Wilkie Collins est une référence de la littérature victorienne et un précurseur du roman policier et du roman à suspense. Et c’est en lisant La Dame en blanc que j’ai compris pourquoi Collins était une référence…

Le Rat de Librairie_La Dame en blanc_William Wilkie Collins_2013

Publié en 1860, La Dame en blanc est un roman proche du roman épistolaire, chaque partie ayant son propre narrateur. La première partie du livre est consacrée au récit d’un professeur de dessin, Walter Hartright, qui, une nuit à Londres, rencontre une femme mystérieuse tout de blanc vêtue. Cette femme, qui semble complètement perdue, ensorcelle véritablement Hartright qui va avoir beaucoup de mal à sortir ce souvenir étrange de son esprit. Le jeune homme va ensuite quitter Londres pour prendre ses quartiers à Limmeridge House où il va devenir le professeur de dessin de Miss Fairlie et de sa soeur Miss Halcombe.

Très vite, Hartright tombera sous le charme de l’une et deviendra le grand ami de l’autre. Mais surtout, et c’est ici que l’intrigue démarre véritablement, le mystère de la dame en blanc rejoindra Hartright et ne le quittera plus. Après le récit du professeur, vient la deuxième partie du roman, le récit de Miss Halcombe qui raconte le mariage de Miss Fairlie et la vie de jeune mariée de cette dernière. La troisième partie est quant à elle, dédiée à l’enquête. C’est dans cette dernière partie que l’on découvre le plan machiavélique qui sera le coeur de l’histoire.

Le premier intérêt de La Dame en blanc, outre l’histoire incroyable, est sa construction. Comme mentionnée plus haut, il ressemble à un roman épistolaire, chaque protagoniste et témoin de l’histoire a droit à un ou plusieurs chapitres. C’est cette construction qui rythme la lecture et éveille la curiosité. Le suspense étant très fort, il est très difficile de s’arrêter de lire, l’envie de découvrir le point de vue de tel ou tel personnage prend le dessus.

L’auteur a une plume incroyable, on retrouve parfaitement le style de l’époque victorienne, mais il arrive surtout à plonger le lecteur dans un stress difficilement maîtrisable. L’angoisse s’ajoute donc au suspense de l’histoire. Et pour finir, il y a les personnages. Certains sont attachants, d’autres intrigants, il y a ceux qui nous font rire et ceux qui nous exaspèrent. Tous sont différents mais tous nous aident à mieux comprendre les causes et conséquences des événements et rebondissements du livre.

J’ai adoré lire La Dame en blanc, c’est un vrai coup de coeur. Tout au long de ma lecture, j’étais partagée entre l’envie de lire sans interruption et l’envie de faire durer le plaisir. Une fois terminé, j’étais donc un peu triste et déjà impatiente de le relire. Un roman que je vous conseille donc sans hésitation !

Je ne sais pas s’il existe une édition autre que celle de Libretto mais je vous conseille clairement celle-ci. Outre le fait que je trouve la couverture magnifique, cette édition contient une courte biographie de l’auteur dans laquelle nous apprenons notamment que l’histoire de La Dame en blanc est inspirée d’un épisode marquant de la vie de l’auteur : sa rencontre avec sa femme qui s’est presque déroulée comme celle de Walter Hartright et de la dame en blanc.

Lu dans le cadre du Challenge Victorien 2013.

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Ce que dit la 4e de couv :

Publié ici en version intégrale, La Dame en blanc fascinait Borges et rendit Dickens ivre de jalousie. Suspense, pièges retors, terreurs intimes et scènes inconvenantes, rien ne manque à ce chef-d’oeuvre populaire où des gens irréprochables se livrent, une fois les portes closes, aux pires abjections. Vertus publiques, vices privée ! Rien de tel que la précision toute hitchcockienne des narrateurs pour que le lecteur ne puisse plus dormir…

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