La place qu’il faut prendre

Est-il nécessaire de présenter J.K. Rowling ? Je ne pense pas. La maman du plus célèbre sorcier, Harry Potter, a sorti en 2012, son premier roman « pour adultes » et c’est à l’occasion de la récente sortie en poche d’Une place à prendre, que ma curiosité a pris le dessus.

Il y a quelques années, j’avais dévoré les aventures incroyables d’Harry Potter et sa bande de sorciers. Le succès de cette saga était et reste impressionnant : plus de 450 millions d’exemplaires, oeuvre traduite en 74 langues. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Cependant, plusieurs questions me revenaient sans cesse : quel avenir pour J.K. Rowling ? Peut-on se détacher de l’étiquette de conteuse d’histoires fantastiques pour enfants et jeunes adolescents ? On ne peut pas dire que je m’inquiétais de l’avenir de J.K. Rowling en tant que femme, je pense qu’Harry Potter lui permet de vivre tranquille jusqu’à la fin de ses jours, mais plutôt en tant qu’écrivain. C’est avec ces interrogations que j’ai ouvert Une place à prendre et mon premier conseil pour les lecteurs et lectrices serait d’éviter la nostalgie d’Harry Potter et de lire le roman comme si J.K. Rowling nous était inconnue.

Le Rat de Librairie-Une place à prendre-JK Rowling-2013

Une place à prendre raconte le combat des habitants de la petite ville de Pagford contre le maintien du quartier défavorisé The Fields, dans leur paroisse. Pourquoi ? The Fields est un quartier délabré, peuplé d’alcooliques et de drogués, tandis que Pagford est un quartier tranquille (en apparence), aux parterres fleuris et aux maisons bien tenues. Un soir, Barry Fairbrother, conseiller paroissial et homme réputé dans Pagford, décède brutalement alors qu’il s’apprêtait à fêter son anniversaire de mariage avec sa femme.

C’est alors qu’il y a une place à prendre au sein du conseil paroissial… une place stratégique et convoitée. Barry Fairbrother militait en effet pour le maintien du quartier défavorisé The Fields, s’opposant violemment à Howard Mollison, président du conseil. Une place à prendre dévoile donc les stratégies qui vont rapidement être mises en place par les habitants de Pagford et le quotidien, un peu éloigné, des habitants de The Fields. Au milieu, les enfants de celles et ceux qui tentent de faire entendre leur voix pour ou contre le maintien de The Fields, des enfants qui assistent impuissants, aux combats risibles de leurs parents. Tous, souffrent de la bêtise de leurs parents.

Certes l’histoire est un peu cliché mais elle n’est pas tellement loin de la vie de tous les jours. Avec ce roman, J.K. Rowling nous montre à quel point l’être humain peut être stupide et égoïste. Chacun défend ses intérêts personnels, personne ne voit plus loin que le bout de son nez. Il est pourtant si simple de regarder autour de soi, d’oublier les barrières et les clichés, et d’essayer de comprendre l’autre.

Je ne ferais qu’un reproche à ce roman : l’écriture qui, justement, ne met pas suffisamment en valeur la critique que l’auteur a voulu faire des hypocrisies sociales. J.K. Rowling sait raconter les histoires mais dans Une place à prendre, la première moitié du livre est peuplé de phrases lourdes (parfois incompréhensibles) et la deuxième moitié, lorsque l’histoire devient plus grave, est remplie de détails insignifiants. Malgré cela, c’est un roman qui se lit facilement et avec curiosité, tout simplement pour connaître la fin de l’histoire, connaître celui ou celle qui en sortira vainqueur. Si l’on peut parler de victoire…

Ce que dit la 4e de couv :

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre… Comédie de moeurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce formidable roman confirme le talent d’un écrivain prodige.

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3 réflexions sur “La place qu’il faut prendre

  1. Je n’ai jamais réussi à dépasser le premier chapitre de ce livre… Et pourtant qu’est-ce que j’aime J.K.Rowling ! J’ai davantage apprécié L’appel du coucou, son polar publié sous le nom de Robert Galbraith. Loin des Harry Potter (que j’aime passionnément !!), il fut une très belle redécouverte du style de JKR et, en plus, un moment de lecture particulièrement riche ! Peut-être qu’un jour j’arriverai à aimer celui-ci autant…

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