Bienvenue dans l’enfer de Rosie

Ce n’est pas un secret, fin 2013, j’ai renoué avec mon idole : Stephen King. Après la relecture de Shining, puis la découverte de Docteur Sleep, j’ai choisi Rose Madder. Ce titre m’était totalement inconnu et je suis tombée dessus par hasard à la librairie. La quatrième de couverture m’a plue et effrayée en même temps : je me suis dit, ça c’est du Stephen King.

Et je ne me suis pas trompée… Autant le dire tout de suite, j’ai adoré Rose Madder. Comme toujours, Stephen King réussit à merveille à allier réalisme et fantastique, sans oublier les fameuses doses de suspens et d’horreur.

wpid-IMG_20140117_134651_173-1.jpg

Rose Madder retrace le parcours de Rosie McClendon Daniels, une femme mariée depuis 14 ans à Norman, un flic violent, sadique et complètement détraqué. Rose est une femme battue, enfermée, humiliée qui « vit » au rythme des coups de son mari. Des coups qui ont même provoqué une fausse couche neuf ans plus tôt. Un beau jour, Rosie prend réellement conscience que Norman serait capable de la tuer à tout moment. Elle a laissé cet homme pourrir sa vie depuis trop longtemps et il est temps qu’elle pense à elle et à sa vie : elle s’échappe.

Rosie trouve refuge à plusieurs centaines de kilomètres de Norman et un jour, elle découvre un tableau qui, elle ne le sait pas encore, va chambouler sa vie. Le tableau exerce un pouvoir étrange sur Rosie…

Parce que King traite des violences conjugales et que les passages les plus angoissants se déroulent dans le monde réel, Rose Madder est le roman de King qui m’a le plus perturbée, avec Marche ou crève. Finalement, les passages fantastiques ne sont pas très nombreux et ils arrivent généralement à un moment où justement, le lecteur a besoin d’une pause, de respirer. L’histoire est violente, autant sur le plan physique que psychologique, et j’ai ressenti ces violences en tant que lectrice.

J’ai eu mon lot de cauchemars avec des livres comme Shining ou Ça parce qu’ils réveillent nos peurs enfantines. Mais Rose Madder est différent, surtout lorsque l’on est une femme. Un homme ne ressentirait probablement pas les mêmes choses. 

De plus, le jeu du chat et de la souris entre Rosie et Norman est plutôt angoissant. Dans certains passages, le suspens est à son comble et on tourne les pages rapidement pour connaître la suite ou pour échapper à l’horreur de certaines « images ». J’ai été captivée du début à la fin mais je dois avouer qu’il m’est arrivé de fermer le livre pour penser à autre chose. Lire certains passages lorsque l’on est dans le métro le matin avant d’aller travailler est très perturbant.

Je conseille Rose Madder à tous les fans absolus ou amateurs de Stephen King. En revanche, je ne le conseillerais peut-être pas à celles et ceux qui n’ont jamais lu le maître du suspens. Adolescente, je prenais les SK dans les bibliothèques de ma mère et ma tante, puis de mon frère, et je suis bien contente de n’avoir jamais trouvé celui-ci… Adolescente, j’aurais sûrement été traumatisée et je n’aurais pas apprécié comme aujourd’hui.

Ce que dit la 4e de couv :

Quatorze ans de mariage, quatorze ans de mauvais traitements : toute la vie de Rosie. Un enfer ! Doublé d’une obsession : fuir son tortionnaire de mari, flic jaloux, bourreau sadique, prêt à la massacrer à la première occasion. 900 kilomètres suffiront-ils à la préserver de Norman ? Qui donc pourrait lui venir en aide ? Personne en ce monde. Mais il existe un autre monde. Celui de Rose Madder. Cette femme n’est peut-être qu’un personnage de tableau, une hallucination. Elle possède pourtant un pouvoir étrange. Un pouvoir dont Rosie pourrait profiter. A moins qu’en traversant la toile, elle ne déchaîne l’apocalypse…

Après Jessie et Christine, le plus génial explorateur des zones obscures de notre inconscient se glisse une fois encore dans la peau d’une femme à l’âme fêlée, habitée par la peur. Cette peur qui conduit aux actes les plus fous, aux passions les plus noires.

Publicités

4 réflexions sur “Bienvenue dans l’enfer de Rosie

  1. Je cherchais justement un Stephen King à lire, pas plus tard qu’hier ! Celui-ci sera parfait, ta chronique m’a totalement convaincue

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s