Un chat, un oiseau à ressort, un puits… et ?

Un peu avant l’été, j’ai redécouvert un roman d’Haruki Murakami que j’avais offert à ma maman : Chroniques de l’oiseau à ressort. Elle n’avait pas été emballée, ce que je peux comprendre car le style de Murakami est tout de même particulier. J’ai eu l’occasion de lire quelques uns de ses livres, Kafka sur le rivage, La ballade de l’impossible, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Sommeil ou encore 1Q84, que j’avais beaucoup aimés, particulièrement les 3 premiers. Je me suis donc laissée tenter par Chroniques de l’oiseau à ressort, petit pavé de plus 800 pages… que j’ai eu beaucoup de mal à terminer !

Dans ce roman, il est question de Toru Okada, trentenaire banlieusard, sans emploi, marié à Kumiko. Il mène sa vie tranquillement dans sa maison, avec sa femme et son chat. Un beau jour le chat disparaît, et un peu plus tard, c’est sa femme qui le quitte. A partir de là, la vie de Toru Okada va basculer. Un chant d’oiseau à ressort, la femme au chapeau rouge et la sœur de cette femme font rapidement irruption dans la vie du jeune homme. Il démarre une amitié avec sa jeune voisine étrange, commence un nouveau boulot obscur et passe beaucoup de temps au fond d’un puits à sec.

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Les superflus au service des utiles

Les blogs littéraires sont remplis de belles surprises et de belles découvertes. Ma dernière en date est L’Unité de Ninni Holmqvist, auteure suédoise, un roman que j’ai eu envie de découvrir grâce à la chronique de La tête dans les livres. Publié en 2006, L’Unité est une dystopie comme 1984 d’Orwell qui est l’une des références du genre. Holmqvist nour plonge dans une société à la recherche de productivité et de croissance. La solution ? Séparer le peuple en deux catégories : les « utiles » et les « superflus ». L’héroïne du livre, Dorrit, rentre dans la seconde catégorie : elle a 50 ans, est célibataire et sans enfant, elle n’est pas utile à la société.

Lorsqu’ils atteignent les 50 ans, tous les superflus disparaissent littéralement et sont transférés à l’Unité où plus rien ne leur appartient, même pas leur corps, et où ils se rendront utiles d’une autre manière. L’Unité est un complexe contenant appartements, salles de sport, boutiques, bref tout pour permettre aux « superflus » de vivre en paix, le tout complètement isolé et hermétique (il n’y a aucune ouverture vers le monde extérieur). Si j’ai mentionné 1984 en début de chronique, c’est parce que les deux livres n’ont pas seulement le genre en commun. En effet, dans L’Unité, même s’il n’est jamais question d’un Big Brother, les « superflus » sont surveillés jours et nuits au moyen de caméras. On oublie cet aspect-là au fil de la lecture mais les premières références aux caméras font peur : non seulement, les personnes se savent inutiles et sont rejetées, mais en plus elles sont surveillées. Ce huis-clos cynique avec une pointe de Big Brother est oppressant mais captivant.

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