Un chat, un oiseau à ressort, un puits… et ?

Un peu avant l’été, j’ai redécouvert un roman d’Haruki Murakami que j’avais offert à ma maman : Chroniques de l’oiseau à ressort. Elle n’avait pas été emballée, ce que je peux comprendre car le style de Murakami est tout de même particulier. J’ai eu l’occasion de lire quelques uns de ses livres, Kafka sur le rivage, La ballade de l’impossible, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Sommeil ou encore 1Q84, que j’avais beaucoup aimés, particulièrement les 3 premiers. Je me suis donc laissée tenter par Chroniques de l’oiseau à ressort, petit pavé de plus 800 pages… que j’ai eu beaucoup de mal à terminer !

Dans ce roman, il est question de Toru Okada, trentenaire banlieusard, sans emploi, marié à Kumiko. Il mène sa vie tranquillement dans sa maison, avec sa femme et son chat. Un beau jour le chat disparaît, et un peu plus tard, c’est sa femme qui le quitte. A partir de là, la vie de Toru Okada va basculer. Un chant d’oiseau à ressort, la femme au chapeau rouge et la sœur de cette femme font rapidement irruption dans la vie du jeune homme. Il démarre une amitié avec sa jeune voisine étrange, commence un nouveau boulot obscur et passe beaucoup de temps au fond d’un puits à sec.

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Pendant plus de 800 pages, l’histoire traîne en longueur, des dizaines de pages sont consacrées aux pensées et réflexions de Toru Okada au fond du puits. L’étrange, sous toutes ses formes, est la marque de fabrique de Marukami. Fantastique, réalisme magique, surréalisme sont fréquents dans ses romans. Mais c’est surtout sa plume que j’avais appréciée dans ses livres, une sorte de littérature poétique qui vous transporte, vous fait rêver ou réfléchir. Dans Chronique de l’oiseau à ressort, rien ne m’a touchée. La plume est là, c’est bien du Murakami, mais impossible de l’apprécier tellement l’histoire et les personnages m’ont semblés sans intérêt. Le sens du livre m’échappe, impossible pour moi de savoir où voulait en venir l’auteur. La solitude me semble être le thème et il est tellement fort, que même en tant que lecteur, on se sent seul et vide, aucun sentiment, aucun attachement.

Selon moi, il y a trop de passages inutiles ou trop longs, l’histoire aurait pu tenir en 300-400 pages. Alors, j’aurais peut-être apprécié.

Ce compte-rendu est un peu court mais ce livre ne m’a absolument pas inspirée, je ne sais pas comment expliquer ma déception. Un seul mot me vient lorsque je repense à cette lecture : inutile. Parce que le livre est long et parce que je ne l’ai pas apprécié, j’ai mis beaucoup de temps à la finir. A tel point que depuis, j’ai un peu lâché la lecture. Je continue à lire, mais je ne dévore plus. Hâte de retrouver un livre qui me redonnera l’envie d’engloutir des pages et des pages, sans m’arrêter ! Que celles et ceux qui ont lu et apprécié ce livre me l’explique, je crève d’envie de connaître le sens et les raisons qui font que vous l’avez apprécié.

Ce que dit la 4e de couv :

Un beau jour, la vie de Toru Okada, jeune banlieusard sans emploi, bascule pour de bon. Tout commence avec les coups de téléphone équivoques d’une mystérieuse inconnue ; puis le chat, qui s’échappe ; et le chant hypnotique d’un oiseau perché non loin de là. Le rêve, l’aventure, la bifurcation soudaine d’une existence toute tracée : est-on prêt, une fois dans sa vie, à tenter l’abordage des frontières inédites ?

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