Audrey Siourd nous transporte dans le monde des liseuses

Le monde dans lequel nous vivons est défini, pour la plupart, comme un monde de brutes. Nous en avons des exemples tous les jours. Au milieu de la barbarie que l’on nous montre chaque jour, il y a les actualités et tendances que je ne qualifie pas d’inutiles mais plutôt futiles (qui prennent généralement vie via les réseaux sociaux). Dans ce contexte, il est bon, de temps en temps, de fermer un peu les yeux, les oreilles, pour mieux les ouvrir aux choses simples de la vie, réconfortantes et poétiques. Loin de moi l’idée de vous proposer un post en mode « pays des Bisounours » ou donneur de leçon mais je suis convaincue, encore plus aujourd’hui, que si nous passions plus de temps à ouvrir les yeux sur les êtres humains qui nous entourent (les vrais), sur les plaisirs simples de la vie ou tout simplement sur les initiatives positives, nous ne céderions pas autant au pessimisme que les médias et leaders de ce monde nous servent à longueur de journée. L’idée n’est pas de fermer complètement les yeux sur ce qui se passe dans le monde, au contraire, mais tout simplement d’arriver à faire cohabiter les aspects positifs et négatifs de notre monde.

Pourquoi ai-je eu envie d’écrire cela aujourd’hui ? Je viens de découvrir « Les Liseuses » d’Audrey Siourd qui, sur compte Instagram, se décrit comme une »Serial liseuses de bonne aventure ». Si je vous en parle c’est parce que je sais à quel point vous aimez la lecture, pas seulement pour la littérature, mais pour ce moment intime que l’on partage avec une histoire, un auteur. Un moment unique qui nous permet d’entrer dans une bulle, notre bulle. Audrey a eu la merveilleuse idée de photographier des femmes, anonymes, en train de lire dans les transports en commun.

#liseuse #ratp #ligne11 #artsetmetiers #metro

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Rebus nous dévoile la face cachée d’Édimbourg

L’année 2014 ne fut ma « meilleure » année côté lectures malgré quelques coups de cœur. En revanche, j’ai fait une belle découverte : Ian Rankin. Ce nom est familier pour toutes celles et ceux qui errent régulièrement dans les librairies, les livres de Rankin sont nombreux et c’est une référence parmi les auteurs de romans policiers et d’espionnage. Je voyais donc ces livres régulièrement. Mais c’est lors d’un voyage en Ecosse, sa terre natale, que j’ai réalisé qu’il était bien plus qu’une référence : c’est une star ! Ses livres sont omniprésents dans les vitrines des librairies, en tête de gondole, sur des affiches… Il est l’auteur de romans policiers le plus lu du Royaume-Uni (source) et six de ses titres ont figuré simultanément sur la liste des 10 meilleures ventes écossaises (source).

Quelques semaines après mon voyage en Ecosse (pays que je vous recommande en passant), j’ai décidé de me lancer et mon choix s’est porté sur L’étrangleur d’Edimbourg, le premier de la série « Rebus », publié en 1987 en Angleterre et en 2004 en France. John Rebus est le personnage principal de Rankin, celui qui l’a notamment rendu si célèbre à travers le monde. Rankin a expliqué l’origine du nom de son héros : le prénom, John, fait référence à John Shaft, détective privé de fiction et d’origine américaine, et Rebus en référence au rébus que le personnage doit résoudre dans L’étrangleur d’Édimbourg. Il dira à propos de ce nom : « Je reconnais maintenant que c’est un nom stupide ». Personnellement, je ne trouve pas.

Le Rat de Librairie - L'etrangleur d'Edimbourg - Ian Rankin - 2014

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Catherine Morland et le mystère de Northanger Abbey

Découverte en 2013 avec Orgueil et préjugés, Jane Austen fait aujourd’hui partie de mes auteurs favoris. J’aime particulièrement l’humour de l’auteur, l’ironie et la légèreté qu’elle utilise pour décrire ses personnages et les situations parfois cocasses dans lesquelles ils se retrouvent. Avec son humour décalé, Jane Austen dénonce la dépendance des femmes à l’égard du mariage et son oeuvre est une critique des romans sentimentaux.

Northanger Abbey ne déroge pas à la règle. Rédigé dès 1798, il était prêt à être publié dès 1803, d’après une note d’Austen, mais ne l’a été qu’en 1817, quelques mois après son décès.

Northanger Abbey_Jane Austen_Le Rat de Libraire_2014

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Passions criminelles aux Hauts de Hurlevent

C’est en 2013 que j’ai lu mon premier Brontë : Jane Eyre, écrit par Charlotte. Je l’avais apprécié et me suis donc ensuite tournée vers le seul roman de la sœur cadette de Charlotte, Emily, Les Hauts de Hurlevent. Ce roman est considéré comme l’une des dernières œuvres littéraires majeures du romantisme européen. Tout d’abord publié sous pseudonyme, ce roman a beaucoup choqué l’opinion publique notamment à cause de la violence de certaines scènes pour devenir, de nos jours, l’un des plus grands romans de la littérature internationale.

Pour être très honnête, je ne sais comment démarrer le résumé du livre tellement la liste des personnages est longues et leurs relations ou liens, complexes. Dans un premier temps, disons que Les Hauts de Hurlevent nous plonge dans une histoire familiale noire, envahie de malheurs, de violence, de manipulation et de décès. Donc autant le dire de suite : si vous êtes à la recherche d’une lecture joyeuse, ne choisissez pas celle-ci !

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