Quelle époque !

Mon voyage au cœur de la littérature victorienne s’est poursuivi avec la lecture de Quelle époque !, roman d’Anthony Trollope publié en 1875 (titre original : The Way We Live Now). Trollope est l’un des auteurs britanniques les plus célèbres et les plus prolifiques de l’époque victorienne. Il a écrit 47 romans, quelques douzaines de nouvelles et des livres de voyage. Trollope était inspecteur des postes et écrivait chaque matin avec une discipline remarquable : deux heures et demie tous les jours avant d’aller travailler, qu’il ait fini ou non la phrase en court, le chapitre ou le roman. S’il lui arrivait de finir l’un de ses pavés avant la fin des deux heures et demie, il en recommençait un autre.

Quelle époque ! est considéré comme l’une de ses oeuvre majeures. Lorsque Trollope rentre d’un long voyage en Australie et Nouvelle-Zélande fin 1872, et découvre un Londres transformé et un pays désormais dominé par l’argent. Son roman dénonce la corruption et le mensonge qui se sont emparés de son pays.

La Rat de Libraiire - Quelle époque - Anthony Trollope - 2014

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Passions criminelles aux Hauts de Hurlevent

C’est en 2013 que j’ai lu mon premier Brontë : Jane Eyre, écrit par Charlotte. Je l’avais apprécié et me suis donc ensuite tournée vers le seul roman de la sœur cadette de Charlotte, Emily, Les Hauts de Hurlevent. Ce roman est considéré comme l’une des dernières œuvres littéraires majeures du romantisme européen. Tout d’abord publié sous pseudonyme, ce roman a beaucoup choqué l’opinion publique notamment à cause de la violence de certaines scènes pour devenir, de nos jours, l’un des plus grands romans de la littérature internationale.

Pour être très honnête, je ne sais comment démarrer le résumé du livre tellement la liste des personnages est longues et leurs relations ou liens, complexes. Dans un premier temps, disons que Les Hauts de Hurlevent nous plonge dans une histoire familiale noire, envahie de malheurs, de violence, de manipulation et de décès. Donc autant le dire de suite : si vous êtes à la recherche d’une lecture joyeuse, ne choisissez pas celle-ci !

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Une partie de cache-cache

Quelques mois plus tôt, j’entamais mon troisième W. Wilkie Collins : Cache-cache. Après avoir adoré La Dame en blanc et La Pierre de lune, j’avais hâte de retrouver le maître de l’intrigue de l’époque victorienne. La première parution de Cache-cache date de 1854, Wilkie Collins avait 20 ans et l’Angleterre toute entière suivait de près la guerre de Crimée. L’œuvre est donc passée inaperçue. L’auteur a profité de cet échec pour relire attentivement le livre qui s’intègre dans sa suite romanesque (Antonina, Le Secret du mort et La Dame en Blanc). Dans son Introduction à l’œuvre révisée, Wilkie Collins explique : « J’ai abrégé, et dans de nombreux cas supprimé, maints passages qui exigeaient plus de la patience du lecteur que je ne l’estimerais prudent ou souhaitable aujourd’hui, si j’écrivais un nouveau livre. » Il a également revu le dénouement de l’intrigue et c’est en 1861 que sort la nouvelle version de Cache-cache, celle que j’ai lue.

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Pierre de lune ou pierre de malheur ?

Après la lecture de La Dame en blanc en fin d’année dernière, je me suis dit que je n’en resterais pas là avec William Wilkie Collins. Je suis littéralement tombée sous le charme de cet auteur qui rendait Dickens si jaloux. Et le mot « charme » est peut-être un peu faible tellement j’ai aimé La Dame en blanc et tellement j’admire le génie de cet homme. En début d’année, je déambulais dans les allées d’une librairie (jusque là rien d’extraordinaire) et j’ai vu La Pierre de lune. C’était le seul Wilkie Collins disponible en rayon, en plus de La Dame en blanc, je n’ai pas hésité et j’ai acheté le livre même sans avoir lu la quatrième de couverture.

Publié en 1868, La Pierre de lune est connu comme l’un des premiers romans policiers de langue anglaise et occupait notamment la 8e place au classement des cent meilleurs romans policiers de tous les temps en 1990 (Crime Writers Association). La construction est semblable à celle de La Dame en blanc, ces deux romans se rapprochent du roman épistolaire et rassemblent les récits de chacun des témoins des deux histoires. Chaque partie ayant donc sa propre structure narrative. C’est cette construction que j’ai aimée dans La Dame en blanc puis dans La Pierre de lune.

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Un petit tour dans la Vallée de la peur

Après avoir lu Le Chien des Baskerville, j’ai décidé de continuer les aventures de Sherlock Holmes avec La Vallée de la peur. C’est une découverte un peu décousue donc car je ne commence pas par le début, je prends le premier que je trouve. Il va peut-être falloir que je suive la chronologie au risque de me retrouver un peu perdue et surtout, de ne rien comprendre.

En attendant que je me fixe un cadre, je vais vous parler un peu de La Vallée de la peur, le quatrième et dernier roman mettant en scène les aventures de Sherlock Holmes (souvent relatées au travers de nouvelles).

Le Rat de Librairie_La Vallée de la peur_Conan Doyle_2013

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Le mystère de la dame en blanc…

Il y a des livres qui vous laissent indifférent, d’autres non, mais il y a surtout des livres qui vous marquent, que vous n’oublierez jamais et que vous relirez probablement encore et encore. La Dame en blanc de William Wilkie Collins rentre dans cette dernière catégorie. La taille du livre (plus de 660 pages) ne pas découragée car en lisant la quatrième de couverture, je savais qu’il allait me plaire.

Je dois cette découverte au Challenge Victorien 2013 car William Wilkie Collins est une référence de la littérature victorienne et un précurseur du roman policier et du roman à suspense. Et c’est en lisant La Dame en blanc que j’ai compris pourquoi Collins était une référence…

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Lectures de l’été #9 – Une chambre à soi, Virginia Woolf

« Pourquoi les hommes boivent-ils du vin et les femmes de l’eau ? Pourquoi un sexe est-il si prospère et l’autre si pauvre ? Quel est l’effet de la pauvreté sur le roman ? Quelles sont les conditions nécessaires à la création des oeuvres d’art ? »

Toutes ces questions sont celles que se pose Virginia Woolf, femme de lettre née en Angleterre à l’époque victorienne, dans son essai Une chambre à soi, publié pour la première fois an 1929. Celui-ci est basé sur plusieurs conférences animées par Woolf à l’université de Cambridge, dans deux collèges réservés aux femmes. Dans cet essai, Woolf se penche sur la place des auteurs féminins dans la littérature et les raisons qui les ont empêchées d’accéder à l’éducation et à l’écriture.

Le choix de ce livre s’est fait un peu par hasard. Je ne connaissais Woolf que de nom et je ne savais pas du tout par quel roman commencer. Alors pourquoi ne pas prendre un essai ? Le thème d’Une chambre à soi me touche forcément et m’intéresse encore plus après avoir découvert Jane Austen il y a quelques mois et sa critique de la dépendance des femmes vis-à-vis des hommes.

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Lectures de l’été #2 – Ce que savait Maisie, Henry James

Après l’humour cinglant de l’anglais Tom Sharpe, mon choix s’est porté sur un roman du XIXe, Ce que savait Maisie d’Henry James. Un changement radical ! Même si Henry James n’est pas considéré comme un écrivain victorien au sens propre du thème, j’inscris cette chronique au Challenge Victorien 2013 auquel je participe. James est certes d’origine américaine mais il a plus tard était naturalisé britannique, a longtemps habité en Angleterre et a vécu durant l’époque victorienne (1843-1916).

Revenons-en au roman. Ce que savait Maisie raconte l’enfance tourmentée et la maturité précoce de Maisie qui assiste au déchirement de ses parents, à leur divorce puis à leur haine mutuelle. Après la séparation, chacun tente de reconstruire sa vie. L’un se marie, l’autre séduit et très vite, la petite Maisie devient un poids pour les deux parents. Ballottée d’un parent à l’autre, la petite fille se retrouve prise en charge par sa ou ses gouvernantes, l’ami de sa mère ou encore la femme de son père. S’il y avait un mot pour définir son enfance, ce serait « chaos ».

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Le Chien des Baskerville : une enquête de Sherlock Holmes

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman policier qui met en scène l’un des détectives privés les plus célèbres au monde, pour ne pas dire le plus célèbre : Sherlock Holmes. J’ai toujours voulu lire l’une des aventures de Sherlock sans vraiment savoir par laquelle commencer. Mon inscription au Challenge Victorien 2013 et l’article de Céline m’ont clairement poussée à me décider et à choisir Le Chien des Baskerville.

Le Chien des Baskerville a été publié en 1901 et 1902 dans le Strand Magazine, un mensuel anglais qui proposait des nouvelles et articles de presse. Tous les connaisseurs et fans de Sherlock Holmes n’apprendront rien si je dis que son créateur s’appelle Arthur Conan Doyle, un écrivain et médecin écossais né en 1859 et mort en 1930.

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Jane Eyre ou les Mémoires d’une institutrice

Mon voyage au coeur de la littérature anglaise du XIXe siècle continue avec Jane Eyre de Charlotte Brontë que je viens tout juste de terminer. C’est donc un avis à chaud que je vous propose ! Jane Eyre est l’un des romans figurant sur ma liste des livres à lire cette année et cette lecture s’inscrit également dans le cadre du Challenge Victorien 2013 auquel je participe.

Publié en 1847, Jane Eyre est le premier roman publié de Charlotte Brontë, romancière britannique née en 1816 et morte en 1855. Charlotte est le troisième enfant d’une famille littéraire très connue grâce à ses oeuvres et à celles de ces soeurs, Emily et Anne. Lorsque l’on se plonge dans la biographie des soeurs Brontë, nos âmes sensibles sont mises à rude épreuve : la maladie et la mort sont, dans cette famille, omniprésentes. Ces deux thèmes, en plus de la religion, sont également majeurs dans Jane Eyre, plongeant le lecteur dans une ambiance mélancolique voire glauque. La lecture est souvent complexe mais le style de Charlotte Brontë est très poétique et puissant.

Le Rat de Librairie_Jane Eyre_Charlotte Bronte_2013

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