Dans les rouages de la firme

Qui n’a jamais vu un John Grisham en librairie ? Cet auteur est un véritable phénomène (ses ventes aux Etats-Unis se comptent en millions d’exemplaires) faisant de lui l’un des auteurs les plus lus dans le monde. Grisham est américain et a exercé pendant 10 ans la profession d’avocat. C’est cette expérience qu’il met à profit en rédigeant des romans sur le monde judiciaire. Cet auteur m’a été conseillé à plusieurs reprises et, pour commencer, j’ai choisi La Firme, son deuxième roman publié en 1991 (adapté au cinéma par Sidney Pollack).

L’histoire se déroule à Memphis, principalement dans les bureaux d’un cabinet d’avocats très secret, Bendini, Lambert & Locke. Mitch McDeere, jeune avocat prometteur ayant fini troisième de sa promotion, est emballé par l’offre faite par le cabinet. Il faut dire que les avantages et les perspectives d’évolution sont alléchants. Dès le départ, Mitch croule sous les dossiers et doit, en même temps, finir de préparer son examen au barreau. Il accumule rapidement les heures supplémentaires, un mal nécessaire à son intégration et à sa réussite (facturer des heures devient vite son obsession).

Le Rat de Librairie_La Firme_John Grisham_2015

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Sauver JFK à tout prix !

Je ne pensais pas avoir laissé ce blog si longtemps sans vie. Mon dernier post date du 29 mars, le temps passe à une vitesse incroyable ! Je me suis laissée déborder à la fois par ma vie professionnelle et ma vie personnelle, l’année 2015 est remplie à tous les niveaux (mais surtout de choses positives). Le blog est passé après… J’ai un peu honte mais bon, c’est comme ça. Bref, je n’ai pas créé ce blog pour raconter tous les détails de ma vie donc venons-en au fait et rattrapons le retard ! Commençons par ma première lecture de cette année 2015.

Celles et ceux qui me lisent depuis quelques temps connaissent mon penchant pour l’œuvre de Stephen King ! C’était donc une évidence de commencer l’année 2015 par la lecture d’un King ; mon choix s’étant porté sur 22/11/63. Sorti il y a plus de deux ans, ce roman a fait un carton : il est resté 21 semaines sur la fameuse New York Times Best Seller list et a récolté de belles critiques. Comme à chaque nouvelle sortie, j’attends la sortie en poche avant de m’y attaquer. C’est chose faite.

Le pitch est simple : Jake, un professeur d’anglais de 35 ans, profite d’une faille temporelle pour retourner en 1958 et empêcher l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy par Lee Harvey Oswald. Cette mission lui a été confiée par Al Templeton, propriétaire d’un snack dans lequel se trouve la faille temporelle. Souffrant d’un cancer du poumon, Al ne peut finir le travail.

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Quelle époque !

Mon voyage au cœur de la littérature victorienne s’est poursuivi avec la lecture de Quelle époque !, roman d’Anthony Trollope publié en 1875 (titre original : The Way We Live Now). Trollope est l’un des auteurs britanniques les plus célèbres et les plus prolifiques de l’époque victorienne. Il a écrit 47 romans, quelques douzaines de nouvelles et des livres de voyage. Trollope était inspecteur des postes et écrivait chaque matin avec une discipline remarquable : deux heures et demie tous les jours avant d’aller travailler, qu’il ait fini ou non la phrase en court, le chapitre ou le roman. S’il lui arrivait de finir l’un de ses pavés avant la fin des deux heures et demie, il en recommençait un autre.

Quelle époque ! est considéré comme l’une de ses oeuvre majeures. Lorsque Trollope rentre d’un long voyage en Australie et Nouvelle-Zélande fin 1872, et découvre un Londres transformé et un pays désormais dominé par l’argent. Son roman dénonce la corruption et le mensonge qui se sont emparés de son pays.

La Rat de Libraiire - Quelle époque - Anthony Trollope - 2014

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Rebus nous dévoile la face cachée d’Édimbourg

L’année 2014 ne fut ma « meilleure » année côté lectures malgré quelques coups de cœur. En revanche, j’ai fait une belle découverte : Ian Rankin. Ce nom est familier pour toutes celles et ceux qui errent régulièrement dans les librairies, les livres de Rankin sont nombreux et c’est une référence parmi les auteurs de romans policiers et d’espionnage. Je voyais donc ces livres régulièrement. Mais c’est lors d’un voyage en Ecosse, sa terre natale, que j’ai réalisé qu’il était bien plus qu’une référence : c’est une star ! Ses livres sont omniprésents dans les vitrines des librairies, en tête de gondole, sur des affiches… Il est l’auteur de romans policiers le plus lu du Royaume-Uni (source) et six de ses titres ont figuré simultanément sur la liste des 10 meilleures ventes écossaises (source).

Quelques semaines après mon voyage en Ecosse (pays que je vous recommande en passant), j’ai décidé de me lancer et mon choix s’est porté sur L’étrangleur d’Edimbourg, le premier de la série « Rebus », publié en 1987 en Angleterre et en 2004 en France. John Rebus est le personnage principal de Rankin, celui qui l’a notamment rendu si célèbre à travers le monde. Rankin a expliqué l’origine du nom de son héros : le prénom, John, fait référence à John Shaft, détective privé de fiction et d’origine américaine, et Rebus en référence au rébus que le personnage doit résoudre dans L’étrangleur d’Édimbourg. Il dira à propos de ce nom : « Je reconnais maintenant que c’est un nom stupide ». Personnellement, je ne trouve pas.

Le Rat de Librairie - L'etrangleur d'Edimbourg - Ian Rankin - 2014

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Catherine Morland et le mystère de Northanger Abbey

Découverte en 2013 avec Orgueil et préjugés, Jane Austen fait aujourd’hui partie de mes auteurs favoris. J’aime particulièrement l’humour de l’auteur, l’ironie et la légèreté qu’elle utilise pour décrire ses personnages et les situations parfois cocasses dans lesquelles ils se retrouvent. Avec son humour décalé, Jane Austen dénonce la dépendance des femmes à l’égard du mariage et son oeuvre est une critique des romans sentimentaux.

Northanger Abbey ne déroge pas à la règle. Rédigé dès 1798, il était prêt à être publié dès 1803, d’après une note d’Austen, mais ne l’a été qu’en 1817, quelques mois après son décès.

Northanger Abbey_Jane Austen_Le Rat de Libraire_2014

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Passions criminelles aux Hauts de Hurlevent

C’est en 2013 que j’ai lu mon premier Brontë : Jane Eyre, écrit par Charlotte. Je l’avais apprécié et me suis donc ensuite tournée vers le seul roman de la sœur cadette de Charlotte, Emily, Les Hauts de Hurlevent. Ce roman est considéré comme l’une des dernières œuvres littéraires majeures du romantisme européen. Tout d’abord publié sous pseudonyme, ce roman a beaucoup choqué l’opinion publique notamment à cause de la violence de certaines scènes pour devenir, de nos jours, l’un des plus grands romans de la littérature internationale.

Pour être très honnête, je ne sais comment démarrer le résumé du livre tellement la liste des personnages est longues et leurs relations ou liens, complexes. Dans un premier temps, disons que Les Hauts de Hurlevent nous plonge dans une histoire familiale noire, envahie de malheurs, de violence, de manipulation et de décès. Donc autant le dire de suite : si vous êtes à la recherche d’une lecture joyeuse, ne choisissez pas celle-ci !

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La boîte à outils de l’écrivain selon le King

Je profite d’une pause entre les nombreux préparatifs de Noël pour vous présenter l’un des mes récents coups de cœur : Ecriture, Mémoires d’un métier de Stephen King. A la fois essai et autobiographie, ce livre a été publié en 2000, Stephen King l’ayant démarré avant son accident de la route en 1999. La première et dernière partie du livre sont autobiographiques, la seconde est une « Boîte à outils » pour écrivains en herbe dans laquelle King livre ses conseils sur l’écriture.

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Confessions d’une fan de Jane Austen

Celles et ceux qui me lisent depuis un moment savent que Jane Austen est l’une de mes plus belles découvertes de l’année 2013. Depuis, j’ai lu 4 des 6 livres achevés de l’auteur, j’essaye de faire durer le plaisir… C’est pourquoi je me suis jetée sur Confessions d’une fan de Jane Austen, de Laurie Viera Rigler. Le titre est explicite, la quatrième de couverture a attisé ma curiosité et j’avais envie de lire un bon livre de filles, drôle et frais.

Courtney est une jeune femme paumée et triste qui a découvert que son fiancé la trompait et que son meilleur ami le couvrait. Elle se sent trahie et tente de noyer son chagrin dans l’alcool et dans Orgueil et Préjugés. Le lendemain matin, Courtney se réveille dans la peau d’une autre : Miss Mansfield.

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Un chat, un oiseau à ressort, un puits… et ?

Un peu avant l’été, j’ai redécouvert un roman d’Haruki Murakami que j’avais offert à ma maman : Chroniques de l’oiseau à ressort. Elle n’avait pas été emballée, ce que je peux comprendre car le style de Murakami est tout de même particulier. J’ai eu l’occasion de lire quelques uns de ses livres, Kafka sur le rivage, La ballade de l’impossible, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Sommeil ou encore 1Q84, que j’avais beaucoup aimés, particulièrement les 3 premiers. Je me suis donc laissée tenter par Chroniques de l’oiseau à ressort, petit pavé de plus 800 pages… que j’ai eu beaucoup de mal à terminer !

Dans ce roman, il est question de Toru Okada, trentenaire banlieusard, sans emploi, marié à Kumiko. Il mène sa vie tranquillement dans sa maison, avec sa femme et son chat. Un beau jour le chat disparaît, et un peu plus tard, c’est sa femme qui le quitte. A partir de là, la vie de Toru Okada va basculer. Un chant d’oiseau à ressort, la femme au chapeau rouge et la sœur de cette femme font rapidement irruption dans la vie du jeune homme. Il démarre une amitié avec sa jeune voisine étrange, commence un nouveau boulot obscur et passe beaucoup de temps au fond d’un puits à sec.

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Les superflus au service des utiles

Les blogs littéraires sont remplis de belles surprises et de belles découvertes. Ma dernière en date est L’Unité de Ninni Holmqvist, auteure suédoise, un roman que j’ai eu envie de découvrir grâce à la chronique de La tête dans les livres. Publié en 2006, L’Unité est une dystopie comme 1984 d’Orwell qui est l’une des références du genre. Holmqvist nour plonge dans une société à la recherche de productivité et de croissance. La solution ? Séparer le peuple en deux catégories : les « utiles » et les « superflus ». L’héroïne du livre, Dorrit, rentre dans la seconde catégorie : elle a 50 ans, est célibataire et sans enfant, elle n’est pas utile à la société.

Lorsqu’ils atteignent les 50 ans, tous les superflus disparaissent littéralement et sont transférés à l’Unité où plus rien ne leur appartient, même pas leur corps, et où ils se rendront utiles d’une autre manière. L’Unité est un complexe contenant appartements, salles de sport, boutiques, bref tout pour permettre aux « superflus » de vivre en paix, le tout complètement isolé et hermétique (il n’y a aucune ouverture vers le monde extérieur). Si j’ai mentionné 1984 en début de chronique, c’est parce que les deux livres n’ont pas seulement le genre en commun. En effet, dans L’Unité, même s’il n’est jamais question d’un Big Brother, les « superflus » sont surveillés jours et nuits au moyen de caméras. On oublie cet aspect-là au fil de la lecture mais les premières références aux caméras font peur : non seulement, les personnes se savent inutiles et sont rejetées, mais en plus elles sont surveillées. Ce huis-clos cynique avec une pointe de Big Brother est oppressant mais captivant.

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