La boîte à outils de l’écrivain selon le King

Je profite d’une pause entre les nombreux préparatifs de Noël pour vous présenter l’un des mes récents coups de cœur : Ecriture, Mémoires d’un métier de Stephen King. A la fois essai et autobiographie, ce livre a été publié en 2000, Stephen King l’ayant démarré avant son accident de la route en 1999. La première et dernière partie du livre sont autobiographiques, la seconde est une « Boîte à outils » pour écrivains en herbe dans laquelle King livre ses conseils sur l’écriture.

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Confessions d’une fan de Jane Austen

Celles et ceux qui me lisent depuis un moment savent que Jane Austen est l’une de mes plus belles découvertes de l’année 2013. Depuis, j’ai lu 4 des 6 livres achevés de l’auteur, j’essaye de faire durer le plaisir… C’est pourquoi je me suis jetée sur Confessions d’une fan de Jane Austen, de Laurie Viera Rigler. Le titre est explicite, la quatrième de couverture a attisé ma curiosité et j’avais envie de lire un bon livre de filles, drôle et frais.

Courtney est une jeune femme paumée et triste qui a découvert que son fiancé la trompait et que son meilleur ami le couvrait. Elle se sent trahie et tente de noyer son chagrin dans l’alcool et dans Orgueil et Préjugés. Le lendemain matin, Courtney se réveille dans la peau d’une autre : Miss Mansfield.

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Une partie de cache-cache

Quelques mois plus tôt, j’entamais mon troisième W. Wilkie Collins : Cache-cache. Après avoir adoré La Dame en blanc et La Pierre de lune, j’avais hâte de retrouver le maître de l’intrigue de l’époque victorienne. La première parution de Cache-cache date de 1854, Wilkie Collins avait 20 ans et l’Angleterre toute entière suivait de près la guerre de Crimée. L’œuvre est donc passée inaperçue. L’auteur a profité de cet échec pour relire attentivement le livre qui s’intègre dans sa suite romanesque (Antonina, Le Secret du mort et La Dame en Blanc). Dans son Introduction à l’œuvre révisée, Wilkie Collins explique : « J’ai abrégé, et dans de nombreux cas supprimé, maints passages qui exigeaient plus de la patience du lecteur que je ne l’estimerais prudent ou souhaitable aujourd’hui, si j’écrivais un nouveau livre. » Il a également revu le dénouement de l’intrigue et c’est en 1861 que sort la nouvelle version de Cache-cache, celle que j’ai lue.

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Un chat, un oiseau à ressort, un puits… et ?

Un peu avant l’été, j’ai redécouvert un roman d’Haruki Murakami que j’avais offert à ma maman : Chroniques de l’oiseau à ressort. Elle n’avait pas été emballée, ce que je peux comprendre car le style de Murakami est tout de même particulier. J’ai eu l’occasion de lire quelques uns de ses livres, Kafka sur le rivage, La ballade de l’impossible, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Sommeil ou encore 1Q84, que j’avais beaucoup aimés, particulièrement les 3 premiers. Je me suis donc laissée tenter par Chroniques de l’oiseau à ressort, petit pavé de plus 800 pages… que j’ai eu beaucoup de mal à terminer !

Dans ce roman, il est question de Toru Okada, trentenaire banlieusard, sans emploi, marié à Kumiko. Il mène sa vie tranquillement dans sa maison, avec sa femme et son chat. Un beau jour le chat disparaît, et un peu plus tard, c’est sa femme qui le quitte. A partir de là, la vie de Toru Okada va basculer. Un chant d’oiseau à ressort, la femme au chapeau rouge et la sœur de cette femme font rapidement irruption dans la vie du jeune homme. Il démarre une amitié avec sa jeune voisine étrange, commence un nouveau boulot obscur et passe beaucoup de temps au fond d’un puits à sec.

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Les superflus au service des utiles

Les blogs littéraires sont remplis de belles surprises et de belles découvertes. Ma dernière en date est L’Unité de Ninni Holmqvist, auteure suédoise, un roman que j’ai eu envie de découvrir grâce à la chronique de La tête dans les livres. Publié en 2006, L’Unité est une dystopie comme 1984 d’Orwell qui est l’une des références du genre. Holmqvist nour plonge dans une société à la recherche de productivité et de croissance. La solution ? Séparer le peuple en deux catégories : les « utiles » et les « superflus ». L’héroïne du livre, Dorrit, rentre dans la seconde catégorie : elle a 50 ans, est célibataire et sans enfant, elle n’est pas utile à la société.

Lorsqu’ils atteignent les 50 ans, tous les superflus disparaissent littéralement et sont transférés à l’Unité où plus rien ne leur appartient, même pas leur corps, et où ils se rendront utiles d’une autre manière. L’Unité est un complexe contenant appartements, salles de sport, boutiques, bref tout pour permettre aux « superflus » de vivre en paix, le tout complètement isolé et hermétique (il n’y a aucune ouverture vers le monde extérieur). Si j’ai mentionné 1984 en début de chronique, c’est parce que les deux livres n’ont pas seulement le genre en commun. En effet, dans L’Unité, même s’il n’est jamais question d’un Big Brother, les « superflus » sont surveillés jours et nuits au moyen de caméras. On oublie cet aspect-là au fil de la lecture mais les premières références aux caméras font peur : non seulement, les personnes se savent inutiles et sont rejetées, mais en plus elles sont surveillées. Ce huis-clos cynique avec une pointe de Big Brother est oppressant mais captivant.

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A quoi le monde ressemblerait en cas de guerre de zombies ?

En décembre dernier, j’ai vu le film World War Z, un navet international réalisé par Marc Forster avec Brad Pitt dans le rôle principal. Il faut dire que les films d’action américains ne sont pas les films que je préfère mais il y a parfois du bon. Dans celui-ci, il n’y en a pas. Quelques mois après, j’ai tout de même lu le livre parce qu’on me l’avait conseillé tout en me précisant qu’il n’avait absolument rien à voir avec le film. Et c’est vrai.

World War Z (livre) a été écrit par Max Brooks, auteur américain spécialisé dans l’horreur, et publié en 2006. Dans ce livre, Brooks incarne un agent de la commission Post-Traumatique de l’ONU qui se lance dans la rédaction d’un livre après la mise à l’écart de son rapport officiel remis à l’ONU.

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Le Rat à Berlin !

Oups… Quand je vois la date de mon dernier article (le 11 mai), j’ai un peu honte d’avoir délaissé mon blog aussi longtemps. Il est grand temps de s’y remettre !

Histoire de « reprendre » en douceur et de rester dans le thème des vacances, j’ai décidé de vous parler de deux livres que j’ai découverts lors de mon voyage à Berlin mais également de la magnifique bibliothèque Jacob-und-Wilhelm-Grimm-Zentrum de l’Université Humboldt. Commençons par la bibliothèque…

J’ai découvert cette bibliothèque grâce au « Top 32 des bibliothèques qui donnent envie de lire » publié sur Topito. Alors évidemment, je mourrais d’envie de la voir une fois arrivée à Berlin. De l’extérieur, le bâtiment est particulièrement imposant et impressionnant, mais aussi très réussi (lorsque l’on aime les lignes droites).

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La dernière leçon

Comment vivre ? Cette question, l’auteur la pose tout au long de ce livre. Comment vivre autrement qu’en somnambule, ou dans une course angoissée à la poursuite d’objectifs décevants ? Comment vivre plus pleinement ? Comment apprécier la vie ? Comment tout simplement être plus heureux dans le monde d’aujourd’hui ?

Après Oscar et la Dame rose, restons dans les thèmes universels que sont la vie et la mort avec La Dernière Leçon de Mitch Albom (la différence avec Oscar est que La Dernière Leçon est une histoire vraie). L’auteur est américain et journaliste sportif connu aux Etats-Unis pour la presse, la radio et la télévision. Il est né en 1960 à Philadelphie et son livre, La Dernière Leçon, a été publié en 1998. Dans ce livre, Mitch retranscrit ses conversations avec Morrie Schwartz, son ancien professeur d’université atteint d’une maladie mortelle. Un recueil qui sera le dernier cours du professeur à son élève.

Le Rat de Librairie - La Dernière Leçon - Mitch Albom - 2014

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Vivre comme si chaque jour comptait pour 10 ans

« Cher Dieu,

Je m’appelle Oscar, j’ai dix ans, j’ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j’ai grillé les poissons rouges) et c’est la première lettre que je t’envoie parce que jusqu’ici, à cause des mes études, je n’avais pas le temps.

Je te préviens tout de suite : j’ai horreur d’écrire. Faut vraiment que je sois obligé. Parce qu’écrire c’est guirlande, pompon, risette, ruban, et cetera. Ecrire, c’est rien qu’un mensonge qui enjolive. Un truc d’adulte.

La preuve ? Tiens, prends le début de ma lettre : « Je m’appelle Oscar, j’ai dix ans, j’ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j’ai grillé les poissons rouges) et c’est la première lettre que je t’envoie parce que jusqu’ici, à cause de mes études, j’avais pas le temps », j’aurais pu aussi bien mettre : « On m’appelle Crâne d’Oeuf, j’ai l’air d’avoir sept ans, je vis à l’hôpital à cause de mon cancer et je ne t’ai jamais adressé la parole parce que je crois même pas que tu existes. »

Seulement si j’écris ça, ça la fout mal, tu vas moins t’intéresser à moi. Or j’ai besoin que tu t’intéresses. »

Me voilà de retour après un mois d’absence… Aujourd’hui, je vais vous parler d’un petit livre émouvant que j’ai lu en début d’année : Oscar et la Dame rose, d’Eric-Emmanuel Schmitt. Petit livre car il fait un peu moins de 100 pages. Publié en 2002, il est la troisième partie du Cycle de l’Invisible composé de six récits qui traitent des religions.

Oscar et la Dame rose est une histoire émouvante, touchante et drôle à la fois. J’avais vu le film sorti en 2009 avec Michèle Laroque et il m’avait bouleversée. Pour la première fois, j’aime autant le livre que l’adaptation. C’est suffisamment rare pour le souligner !

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