Catherine Morland et le mystère de Northanger Abbey

Découverte en 2013 avec Orgueil et préjugés, Jane Austen fait aujourd’hui partie de mes auteurs favoris. J’aime particulièrement l’humour de l’auteur, l’ironie et la légèreté qu’elle utilise pour décrire ses personnages et les situations parfois cocasses dans lesquelles ils se retrouvent. Avec son humour décalé, Jane Austen dénonce la dépendance des femmes à l’égard du mariage et son oeuvre est une critique des romans sentimentaux.

Northanger Abbey ne déroge pas à la règle. Rédigé dès 1798, il était prêt à être publié dès 1803, d’après une note d’Austen, mais ne l’a été qu’en 1817, quelques mois après son décès.

Northanger Abbey_Jane Austen_Le Rat de Libraire_2014

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Lectures de l’été #9 – Une chambre à soi, Virginia Woolf

« Pourquoi les hommes boivent-ils du vin et les femmes de l’eau ? Pourquoi un sexe est-il si prospère et l’autre si pauvre ? Quel est l’effet de la pauvreté sur le roman ? Quelles sont les conditions nécessaires à la création des oeuvres d’art ? »

Toutes ces questions sont celles que se pose Virginia Woolf, femme de lettre née en Angleterre à l’époque victorienne, dans son essai Une chambre à soi, publié pour la première fois an 1929. Celui-ci est basé sur plusieurs conférences animées par Woolf à l’université de Cambridge, dans deux collèges réservés aux femmes. Dans cet essai, Woolf se penche sur la place des auteurs féminins dans la littérature et les raisons qui les ont empêchées d’accéder à l’éducation et à l’écriture.

Le choix de ce livre s’est fait un peu par hasard. Je ne connaissais Woolf que de nom et je ne savais pas du tout par quel roman commencer. Alors pourquoi ne pas prendre un essai ? Le thème d’Une chambre à soi me touche forcément et m’intéresse encore plus après avoir découvert Jane Austen il y a quelques mois et sa critique de la dépendance des femmes vis-à-vis des hommes.

Le Rat de Librairie_Une chambre à soi_Virginia Woolf_2013

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Cent ans de honte féminine

La honte, le malheur, les non-dits, les apparences, les hommes, les enfants. Voilà les thèmes récurrents du dernier roman d’Herbjørg Wassmo, Cent ans, qui retrace la vie de quatre générations de femmes. A mi-chemin entre l’autobiographie et le roman, Cent ans est un livre qui ne laisse pas indifférent, surtout si l’on est une femme.

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Cent ans, c’est ce qui sépare Herbjørg de son arrière-grand-mère, ou plutôt de l’arrière-grand-mère qu’elle s’est choisie, Sara Suzanne, qui deviendra le personnage principal du roman, celle par qui le scandale est arrivé. L’histoire se déroule dans les îles Lofoten, au nord de la Norvège, une région où les nuits sont longues et la pêche intensive. Les hommes partent longtemps en mer tandis que les femmes restent à terre et font leur possible pour élever et nourrir leurs enfants (souvent nombreux et pas toujours désirés). Le roman de Wassmo nous plonge dans cette vie à la dure qui exige beaucoup des hommes et des femmes.

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